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Reliquats azotés sortie hiver : c’est pour bientôt !

La campagne des reliquats arrive à grands pas. Si le résultat de l’analyse revêt un caractère important pour piloter le 1er apport, sa date et sa dose, il est essentiel d’opter les bonnes pratiques pour réaliser le prélèvement.

© CA Eure-et-Loire

Au niveau des grandes cultures, le prélèvement doit se faire à partir mi-janvier et ceci juste avant les premiers apports d’azote. Il est préférable de prélever au plus près possible des apports, de façon à être sûr de la situation ; Il est essentiel de prélever au moins un mois et demi après un apport organique.

• Où faut-il prélever ?

Les prélèvements doivent être réalisés sur une zone homogène représentative de la parcelle, présentant un même type de sol et un même historique cultural récent. Deux techniques peuvent être utilisées :

-       Le prélèvement localisé se fait sur un cercle de 60 m de diamètre au maximum, dans lequel on effectue les prélèvements de terre. Cette zone doit être la plus représentative possible de la parcelle.

-       Le prélèvement sur une diagonale permet un lissage des variations de la parcelle, mais cette technique ne doit pas être utilisée sur des parcelles hétérogènes. Dans ces situations elle risque de masquer la réalité du terrain.

Il est impératif d’éviter toutes les zones anormales telles que les fourrières, les bordures du champ, les mouillères ainsi que les aires de stockage de produits organiques.

• A quelle profondeur ?

Selon la profondeur du sol, il est nécessaire de réaliser un prélèvement tous les 30 cm de profondeur. Dans la plupart des cas, le nombre d’horizons prélevés correspond à 2 ou 3. Dans les sols très superficiels, on ne peut parfois prélever qu’un seul horizon. La profondeur de prélèvement est choisie en fonction du potentiel d’exploration racinaire de la culture et de la présence d’un éventuel obstacle à l’enracinement.

• Combien de sondages unitaires ?

Pour réaliser un échantillon représentatif il est recommandé de réaliser au minimum 10 sondages élémentaires, ceci pour disposer d’une bonne représentativité de la parcelle, notamment après enfouissement d'une culture intermédiaire.

La conservation des échantillons avant l’acheminement au laboratoire est essentielle : il est conseillé de les congeler pour disposer d’un résultat fiable

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