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Quelle attractivité pour une ferme laitière bio ?

Installation — Tranmission. Dans le cadre du projet Perlaib « Étude de la transmissibilité des fermes bovines laitières biologiques », conduit de 2016-2019 avec le soutien financier du Conseil Régional, la Chambre d’agriculture des Pays de la Loire et la CAB ont conduit une enquête auprès des potentiels et futurs porteurs-ses de projet.

© CAPdL

• Attractivité d’une ferme : le coût de la reprise, les conditions de travail, l’autonomie.
Le montant de la reprise et les investissements ainsi que les conditions de travail arrivent en 1re ou 2e position pour chacun des profils. Les conditions de travail viennent en 1re position pour les étudiants-es et en 2e position pour les porteurs-ses de projet. L’autonomie du système en place est également citée comme un critère déterminant.

 

• Les résultats économiques et techniques au second plan.
Les résultats économiques obtenus dans la ferme « potentiellement reprise » sont moins mis en avant par les porteurs-ses de projet que par les étudiants.
Les critères de fonctionnement et techniques des fermes laitières bios sont peu connus. La moitié des porteurs-ses de projets n’a pas précisé les contours de la ferme idéale sur les plans techniques ou de dimension. Certaines réponses sont également en contradiction avec les réalités de terrain (part d’herbe sous-estimée, dimension importante par UTH…).

• L’importance de la structure de l’exploitation et de la dynamique locale.
Les porteurs-ses de projet mettent en avant, la structure de l’exploitation. Le morcellement du parcellaire est même éliminatoire pour la majorité des répondants. La localisation de la ferme est importante dans le choix. Les porteurs-ses de projet sont souvent attachés-es à un périmètre précis. Les raisons évoquées sont la proximité avec la famille, la dynamique locale professionnelle (présence de fermes bios autour, de cuma, possibilité d’échanges entre pairs,…). La Loire-Atlantique est privilégiée dans les choix.
L’environnement social (proximité des services, écoles, sports…), la reprise de la ferme parfois familiale et la proximité avec la ville sont également cités.
L’accès à une maison d’habitation n’est pas une priorité dans le choix d’une reprise d’une ferme, la moitié des porteurs de projet scorent ce critère comme très peu important.

• Reprendre une ferme bio plutôt un atout, mais sans être indispensable.
En termes d’attractivité, le fait que la ferme soit bio est plutôt un atout. Néanmoins, les réponses sont mitigées. 1/3porteurs-ses de projet le citent comme un atout, mais sans que ce soit indispensable. Pour eux, s’installer sur une ferme conventionnelle pour la convertir ensuite est autant envisageable que de reprendre une ferme bio.

Ceux qui ont répondu « un atout sans être indispensable » expriment le souhait de travailler en bio à terme. Ils jugent plus facile de reprendre économiquement une ferme bio. Néanmoins une ferme conventionnelle pourra être convertie avec l’aide des aides à la conversion et permettra de bâtir son projet « personnel » en valorisant le parcellaire.

Téléchargez la synthèse de l'étude ci-dessous

Une synthèse plus complète de cette étude est à retrouver sur le site de la Chambre d’Agriculture des Pays de la Loire

LOVY9GAI_1.pdf (699.28 Ko)
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