Aller au contenu principal

Prix de la dynamique agricole : les lauréats

Jeudi 28 novembre, la Banque populaire Grand Ouest remettait son prix de la dynamique agricole Mayenne. Un producteur de miscanthus et une gestionnaire de centre équestre étaient à l'honneur.

Lauréat du Prix de la dynamique agricole 2019 en Mayenne, Philippe Foucret est un des pionniers de la culture du miscanthus en Mayenne et en France. Il est devenu le 2e producteur national de plants de cette herbe à éléphants. À sa gauche, Marie-Anne Lefort, propriétaire exploitante du centre équestre du Roc au Loup, à Andouillé. Un centre qui se diversifie sans cesse tout en participant pleinement à la vie sociale et rurale du département.
Lauréat du Prix de la dynamique agricole 2019 en Mayenne, Philippe Foucret est un des pionniers de la culture du miscanthus en Mayenne et en France. Il est devenu le 2e producteur national de plants de cette herbe à éléphants. À sa gauche, Marie-Anne Lefort, propriétaire exploitante du centre équestre du Roc au Loup, à Andouillé. Un centre qui se diversifie sans cesse tout en participant pleinement à la vie sociale et rurale du département.
© Vincent Gross

« Vous voulez faire du miscan... quoi ? » C'est la réponse que Philippe Foucret avait obtenue de son banquier quand, en 2006, il vient le rencontrer pour lui parler de sa décision de planter du miscanthus sur ses terres, au Château de Vahais, à Ernée. Avec sa société Miscampagne, ce conseiller agricole est devenu, depuis, le 2e producteur de plants de miscanthus
de France. Chaque année, il récolte 2 000 tonnes de tiges de cette herbe à éléphant qui sont revendues principalement à des éleveurs de volailles de la Mayenne pour de la litière. « Quand un agriculteur passe au miscanthus, il ne revient pas en arrière », insiste Philippe Foucret.

« Sa tige, trois plus absorbante que de la paille de blé, est très appréciée des éleveurs, notamment pour les canards. » Ainsi, 70 % de sa moisson de miscanthus est achetés par les aviculteurs. Le reste sert de paillage, « mais peut aussi être utilisé comme litière pour les plus gros animaux... » La principale activité (à 80 %) de Philippe Foucret, c'est sa pépinière de 60 ha. « Je récolte les rhizomes tous les deux ans que je revends à ceux qui se lancent dans la production. » Et le technicien agricole se diversifie. « Je vais proposer des sachets de 2 à 3 kg pour les litières des petits animaux domestiques », annonce-t-il. Philippe Foucret a remporté le 1er prix de la catégorie « Valorisation, innovation et savoir-faire technique ». Un prix remis par la BPGO, à Louverné, jeudi dernier.

Un petit coin de Camargue...

Installée à Andouillé, Marie-Anne Lefort a succédé à son père, Éric Lefort, à la tête du Roc au Loup. Un centre équestre avec élevage de chevaux camarguais, mais aussi d'Angus, « parce qu'ils ressemblent beaucoup aux bovins de la Carmargue ». Au total, 82 chevaux et 110 vaches. « La viande de bovins est vendue en caissettes ou transformée par nos soins », explique-t-elle. Une viande que l'on peut acheter sous forme de rillettes, de chili, de saucisson ou de bourguignon lors du marché de producteurs locaux que Le Roc aux Loups accueille chaque premier samedi du mois.

Une quinzaine de producteurs locaux y sont présents. Enfin, toujours dans un souci permanent de diversification, Le Roc au Loup travaille, depuis 5 ans, avec un public de jeunes déscolarisés. « Ils sont encadrés par quatre éducateurs de la Sauvagarde Mayenne-Sarthe. » À noter aussi que le site dispose d'un gîte pouvant accueillir 70 personnes (avec une capacité de 18 couchages). Aussi, depuis quelques mois, Marie-Anne Lefort s'est lancée dans de grands travaux avec la construction d'un nouveau bâtiment réunissant, sous le même toit, le manège, les tribunes, le club-house et les bureaux. Le jury de la Bpgo lui a décerné le 2e prix.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agri53.

Les plus lus

Les légumineuses, cultures à BNI (Bas niveaux d'intrants), sont idéales en tête de rotation.
Déshyouest recherche 1 000 ha de légumineuses

La coopérative Déshyouest, qui recherche 1 000 hectares de légumineuses, propose un nouveau système de rémunération…

GNR : « Les citernes sont souvent à l'écart, avec peu ou pas de sécurité »

Découvrez ci-dessous l'interview de Franck Leriche, adjudant-chef et référent sûreté à la Gendarmerie de la Mayenne.

Le Lely Center d'Évron représente une surface de près de 3 000 m2, dont 1 400 m2 de bureaux.
À Évron, le meilleur Lely Center au monde

Fin mars, le Lely Center Évron a été récompensé du titre de meilleur Lely Center au monde parmi 200 distributeurs.

Toutes les entreprises du monde agricole sont concernées par cette réforme, quel que soit le régime d'imposition à la TVA dont ils bénéficient.
Facture électronique : quelles spécificités pour le monde agricole ?

La réforme de la facture électronique, qui tient compte des spécificités du monde agricole, approche à grands pas. Au 1er…

Bruno Rouland, nouveau maire d'Andouillé
Andouillé : Bruno Rouland, tel agri tel maire

Ancien agriculteur, Bruno Rouland a été élu maire d'Andouillé. Il souligne l'importance de la voix du monde agricole dans les…

Installé en production laitière à Loiron-Ruillé, ainsi qu'en production porcine (engraissement), Benoît Robert a appris à réaliser lui-même ses inséminations artificielles sur ses vaches. "Ça aurait été compliqué de se lancer sans formation", concède-t-il.
Éleveur dans l'âme, Benoît a choisi d'inséminer lui-même ses vaches

Depuis environ un mois, Benoît Robert (32 ans) effectue par ses soins l'insémination de son troupeau. Pour parvenir à cette…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 110 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Agri53
Consultez le journal Agri53 au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal Agri53