Agri53 11 janvier 2020 à 09h00 | Par Vincent Gross

Préfet et président du Département sur la même longueur d’onde

Mercredi 8 janvier 2020, en fin de journée se tenait à la préfecture de Laval les traditionnels vœux communs du préfet de la Mayenne et du président du Conseil départemental. De nombreux sujets ont été évoqués, dont l’agriculture.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
De gauche à droite : Jean-Francis Treffel, préfet de la Mayenne, et Olivier Richefou, président du Conseil départemental de la Mayenne.
De gauche à droite : Jean-Francis Treffel, préfet de la Mayenne, et Olivier Richefou, président du Conseil départemental de la Mayenne. - © VG - Agri53

Lors des traditionnels vœux communs aux personnalités, par le préfet et le président du département de la Mayenne, Olivier Richefou a d’abord salué « la régularité, la sérénité et la qualité » des relations entretenues avec le représentant de l’État, insistant sur le « dialogue permanent » tant avec les services préfectoraux qu’avec ceux du Conseil régional.
Dans un discours politique, il a appelé à éviter « de laisser se multiplier les fractures sociales, territoriales et idéologiques », prônant pour le « vivre-ensemble » comme « socle de notre Nation ». Rappelant le budget du Département, « 92 millions d’euros » pour 2020, Olivier Richefou a listé une série de réalisations à venir ou en cours en Mayenne : « le déploiement du très haut débit 100 % fibre », la « livraison d’Espace Mayenne, le contournement de Cossé-le-Vivien, la départementalisation du musée Robert-Tatin ».
Puis il est revenu sur « la vitalité » du territoire mayennais, un « défi à relever » cette année dans une Mayenne où la population stagne en raison du « déficit migratoire » et d' « une natalité en diminution de 22 % en 10 ans ». Relever ce défi passe par l’attractivité de la Mayenne. Le contexte économique est un atout : « un taux de chômage parmi les plus bas de France », mais, paradoxe, les « chefs d’entreprises peinent à recruter et à pourvoir les 15 000 postes actuellement vacants » en Mayenne. Le Département développe pourtant les grands moyens pour se rendre attractif : « la marque de territoire « Mayenne », l’espace de représentation et de coworking tour Montparnasse, la création du gâteau « M », la campagne de recrutement des futurs professionnels de la santé, le sponsoring nautique avec le bateau VandB — Mayenne »

Cap sur les municipales

Le président de la Mayenne a poursuivi sur les élections. D’abord les municipales, les 15 et 22 mars, soulignant les liens étroits entre les communes et le département qui se traduisent par de « mêmes enjeux et la lourde responsabilité d’être l’interlocuteur et l’acteur de proximité de tous les habitants ». Puis, en 2021, le renouvellement des conseillers départementaux et régionaux, un an avant la présidentielle. C’est d’ailleurs sur l’action du Gouvernement que Olivier Richefou a conclu, espérant que « le projet de loi baptisé « 3 D » — décentralisation, déconcentration, différenciation — » sera la bonne réponse à « la République des territoires » qu’il appelle de ses vœux.

Place au préfet

Le préfet Jean-Francis Treffel, entamant sa 2e année en Mayenne, a tout d’abord salué le dynamisme du département, remerciant pour leur présence les représentants du monde économique, dont ceux du secteur agricole. Il a mis en exergue « le caractère exceptionnel des relations que l’État et ses services entretiennent » notamment avec les élus de la Mayenne, les responsables économiques…

Jean-Francis Treffel est revenu sur cinq points « déterminants ». En premier lieu, les forces de sécurité qui se sont mobilisées tout au long de l’année 2019 « pour garantir notre sécurité, celle des Mayennaises et des Mayennais ». Il en a profité pour annoncer la tenue, proche, des assises de la sécurité « qui permettront d’échanger avec les concitoyens sur ce sujet ».

Deuxième point : la logique de contractualisation entre l’État et les élus locaux en Mayenne. « Modernes et innovants, ces contrats nous permettent d’adapter à notre territoire des orientations nationales. » Et de citer, pour 2019, « le contrat de transition écologique, le contrat territorial des bassins de l’Ernée et de la Colmont, le contrat de ruralité signé avec les Epci qui ont permis d’apporter des financements complémentaires à de nombreux projets ». Financements de l’État qui se sont élevés en 2019 à « plus de 11 millions d’euros ».

Un mot sur l’agriculture

Pour son 3e point, le préfet a rappelé qu'il s'était « engagé, il y a un an, à être présent auprès des agriculteurs mayennais, a rappelé le préfet. J’ai organisé plusieurs rencontres, soit sur le terrain, soit en préfecture. Ces moments de partage m’ont confirmé mon sentiment premier selon lequel le métier d’agriculteur est un métier difficile et pour lequel il faut être passionné. De nombreuses initiatives ont été prises pour les agriculteurs de ce département », comme « la tenue des états généraux de l’alimentation en présence des représentants de la profession, des transformateurs, de la distribution, pour faire le bilan de la loi Egalim. De même, il y a quelques jours, j’ai mis en place avec les représentants de la profession agricole un Observatoire départemental de lutte contre l’agribashing. »

En 4e point, « l’emploi » : « L’action des services de l’État vise à permettre aux entreprises de pouvoir pourvoir aux besoins de main-d’œuvre et je m’efforcerai de continuer à essayer de lever les freins à l’embauche. »

5e point : 2019 a été marquée par « un temps fort de notre démocratie : l’organisation du grand débat national, une expérience inédite de consultation citoyenne qui a offert l’opportunité aux Mayennais de s’exprimer. Cette proximité entre l’État et les citoyens a fait l’objet d’une attention particulière et un des résultats concrets de ce grand débat est la labellisation des huit maisons de service public en Mayenne », pour les démarches administratives et l’accès à l’information.

Le préfet a conclu ses vœux sur deux politiques publiques. « La première, c’est l’investissement des services de l’État dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Cinq contrats locaux ont été signés avec les collectivités territoriales ». Et de rappeler qu'il existe « un numéro d’information et d’écoute, le 3919 ».

La seconde : « le service national universel qui prendra la forme d’un service civique d’un mois pour les garçons et les filles volontaires. Il permettra aux jeunes s’impliquer davantage, dans la vie citoyenne.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Agri53 se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui