Agri53 16 décembre 2019 à 10h00 | Par Léna Gullaume

Plan de lutte contre la diarrhée virale bovine

Jeudi 5 décembre le Gds de Mayenne organisait sa première assemblée locale de la saison au lycée Rochefeuille, à Mayenne. Celle-ci avait pour thématique : la lutte contre la diarrhée virale bovine.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Une quarantaine d’éleveurs ont assisté à cette assemblée locale consacrée à la lutte contre la diarrhée virale bovine.
Une quarantaine d’éleveurs ont assisté à cette assemblée locale consacrée à la lutte contre la diarrhée virale bovine. - © Lena Guillaume

Le Gds de la Mayenne a organisé une assemblée locale au lycée Rochefeuille, à Mayenne, jeudi
dernier. Cette année, l’association a souhaité aborder la question de l’éradication de la diarrhée virale bovine (Bvd) obligatoire en France depuis cet été.

Cette maladie touche les animaux à n’importe quel âge. Cependant, c’est lors de la gestation, qu’elle pose le plus de problèmes. « Si l’embryon, âgé entre 1 et 4 mois, est touché par le virus il risque de se transformer en Ipi (infecté permanent immunotolérant) », indique
Philippe Pillons, directeur du Gds. Le Gds a la responsabilité de dépistage et d’assainissement des
troupeaux. Il a mis en place un plan d’éradication du Bvd qui vise particulièrement les Ipi. « Ils risquent de transmettre la maladie à d’autres animaux du cheptel et créer de nouveau Ipi », précise Philippe Pillons.

Comment éradiquer le problème ?


Le Gds va d’abord mettre en place des méthodes de dépistage de la maladie en s’appuyant sur des indicateurs de prophylaxie. Plusieurs solutions existent. Soit des analyses de sang ou de lait sont réalisées dans le but de trouver des anticorps. L’objectif est de savoir si la maladie a touché le troupeau. Soit, l’éleveur pose une boucle de dépistage Bvd sur ses veaux. Elle permet de prélever
un morceau de cartilage et de voir si l’animal est porteur du virus.

Si les résultats sont positifs, il est conseillé de vacciner les animaux ou de boucler les naissances jusqu’à ce que les indicateurs de prophylaxie soient positifs. Si cela n’est toujours pas efficace, le Gds mettra en place un plan de lutte. Celui-ci passe par un plan d’assainissement. Il consiste à éradiquer les Ipi « condamnés dans tous les cas ». Pendant un an, les cheptels contaminés devront aussi faire l’objet de dépistages systématiques à la naissance.

Le Gds prend en charge à 100 % les prophylaxies sang ou lait et à 80 % les analyses de cartilage. Concernant les indemnisations sur l’élimination des Ipi, le Gds propose 50 € pour les mâles de moins de 6 mois, 150 € pour les autres bovins lait et 250 € pour les bovins allaitants.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Agri53 se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui