Aller au contenu principal

Maïs : des récoltes précoces ?

Globalement, les maïs sont bien partis. Mais le déficit hydrique augmente et donc rien n’est encore joué. Les rendements risquent d’être fortement pénalisés s’il ne pleut pas rapidement. Cette année encore, les ensilages risquent d’être très précoces.

Maïs le 20/07/20 (Nuillé sur Vicoin, semis du 15/04/20)
Maïs le 20/07/20 (Nuillé sur Vicoin, semis du 15/04/20)
© CA 53

Les surfaces ont fortement augmenté cette année en Mayenne (d’après Agreste au 1er juillet : 103 300 ha, contre 90 600 ha en 2019, soit une augmentation de 14 %). Cela est dû, évidemment, aux excès d’eau de l’hiver (semis difficiles des céréales d’automne, retournement de certaines parcelles). Les semis ont commencé vers le 10/04 et étaient à peu près terminés au 25/05 (la moitié des semis réalisés vers le 25/04) – c’est environ 10 jours plus tôt qu’en 2019.

Des floraisons précoces

En 2020, la somme de températures depuis le 1er mai atteindra environ 1032°C fin juillet. C’est proche de 2019 et nettement inférieur à 2018 ou 2017. Néanmoins, cette année, les semis ont été globalement précoces. Beaucoup ont été réalisés en avril où les températures étaient déjà élevées. Cela explique les floraisons précoces, au moins pour les premiers semis : à partir du 05-10/07, avec environ la moitié des maïs fleuris au 17/07, ce qui est proche de 2017 (14/07) ou 2018 (18/07) et 8 jours plus tôt qu’en 2019. (En 2018, la somme de températures était très élevée mais les semis avaient été assez tardifs.)

Des récoltes fin août ?

Pour l’instant, les stades des maïs sont comparables à ceux de 2017 ou 2018. En 2017, le mois d’août n’a pas été trop chaud et il a été bien arrosé (66 mm à Laval pour le mois et 42 mm sur la 1re décade de septembre). Les ensilages ont surtout commencé à partir du 10 septembre. En 2018, août a été plus chaud et moins arrosé. Les ensilages ont commencé à partir du 20 août et étaient presque terminés au 20 septembre. Au 15 août, certaines parcelles étaient à plus de 30 % de MS. Sur la période [15/08 au 15/09], la progression a été de + 4 points/semaine dans notre réseau de suivi du taux de matière sèche. Si le mois d’août est froid et humide, on se rapprochera de 2017, avec des ensilages à partir du 10 septembre. Mais on peut aussi avoir un mois d’août chaud et sec, avec des ensilages qui commencent dès le 20 août, comme en 2018.

Un déficit hydrique qui augmente

Le calcul du déficit a été fait avec les données de Laval, qui sont représentatives d’une bonne partie du département. (Ce calcul est en partie conventionnel. Nous avons retenu un sol de 100 mm de réserve utile, ce qui correspond à un sol moyennement profond, environ 60 cm de profondeur). Juin a été bien arrosé (75 mm à Laval). Les maïs en ont bien profité et à la fin juin, le niveau de la réserve en eau était proche de la moyenne sur 30 ans. Par contre, juillet a été sec (seulement 7 mm à Laval pour l’instant) et maintenant, le déficit augmente. La météo n’annonce pas de pluies importantes d’ici fin juillet. Si cela se vérifie, le déficit (67 mm) sera parmi les plus importants des 30 dernières années, pas très loin de 2019. En 2019, fin juillet, la situation était plus alarmante puisque les maïs étaient moins avancés, le déficit hydrique était un peu plus important et surtout il y a eu des températures caniculaires : 39.3°C le 23/07 à Laval par exemple. Cette année, à regarder les maïs, la situation est moins critique mais la situation va se dégrader rapidement s’il ne tombe pas d’eau et si les températures augmentent.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agri53.

Les plus lus

Sylvain Renaud, agriculteur et nouveau maire du Ham, gère une exploitation laitière avec son fils Kévin.
Le Ham. Sylvain Renaud, entre terres et maire

Sylvain Renaud, agriculteur depuis 38 ans dans l'exploitation familiale au Ham, est maire de la commune depuis les dernières…

Benoît Faucon Philippe Carteron Chambre d'agriculture de la Mayenne
Concours au Cima : « Suivre la ligne de conduite de la prévention des risques »

Philippe Carteron, directeur délégué de la Chambre d'agriculture de la Mayenne, rappelle le programme du Cima, et la…

La loi d'urgence agricole adoptée en première lecture
Les députés ont adopté le 2 juin, en première lecture, le projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté…
Les quatre gérantes devant la Boîte de Pail.
Un distributeur de produits locaux
Un nouveau distributeur de produits locaux a ouvert le 30 avril, à Pré-en-Pail-Saint-Samson. Quatre exploitantes du secteur…
Pour 2026, la vaccination contre les maladies virales circulant activement sur le territoire mayennais est systématiquement demandée pour la participation aux rassemblements.
FCO : une forte vigilance collective
Deuxième épisode de notre série sur les maladies animales avec la DDETSPP.
Jean-Luc Ronceray ne peut que constater les dégâts. Dans sa parcelle de 30 hectares, les trois quarts des pieds de maïs sont morts, victimes de la mouche geomyza. Au premier plan, certains des rares pieds viables.
Photo en haut à droite :"La mouche a piqué, le ver a fait son effet, le cœur est mort."
En bas à droite, un pied viable, entouré de pieds attaqués par la mouche du semis.
La mouche du semis sans pitié, ses 30 hectares de maïs ravagés

Comme beaucoup d'agriculteurs du département, Jean-Luc Ronceray, céréalier à La Bigottière, n'a pu que dresser le constat…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 110 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Agri53
Consultez le journal Agri53 au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal Agri53