Agri53 23 janvier 2020 à 12h00 | Par Alexandra Foussard

« Les races à viande ont leur place »

Lundi 20 janvier, la section bovine régionale était réunie à Angers. L'occasion de faire un bilan et d'étudier les perspectives d'avenir pour la filière.

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En 2020, les Pays de la Loire restent la 1re région française pro-ductrice de viande bovine avec 17 % de la production nationale. Alors que la décapitalisation en élevage bovin allaitant se fait res-sentir dans les abattoirs, où, seul l'abattage des vaches de réformes allaitantes ne baisse pas, Pierre-Yves Amprou, conseiller à la Chambre d'agriculture régionale a présenté une étude prospective de la filière viande bovine à l'horizon 2030. Une étude qui prévoit la disparition d'un atelier sur deux d'ici dix ans en Pays de la Loire.

Pour Yannick Vallée, responsable de la section bovine de la Fdsea de la Mayenne, c'est « la montée en gamme et une réelle segmentation des marchés qui sauveront le cheptel allaitant. Au travers de la loi Egalim, la Fnb pousse pour que tous les troupeaux allaitants se positionnent sur des labels. La loi Egalim recommande de commer-cialiser 50 % de la production sous signe de qualité, la grande distribu-tion n'a pas le choix de s'engager dans du prix pour le producteur », explique-t-il, pour une rémunération des producteurs à hauteur des coûts de production.

Pour Yannick Vallée : « La montée en gamme et une réelle segmentation des marchés sauveront le cheptel allaitant ».
Pour Yannick Vallée : « La montée en gamme et une réelle segmentation des marchés sauveront le cheptel allaitant ». - © VG

Pourtant, « les races à viande ont leur place sur le marché. Soit il y a une vraie prise de conscience, soit c'est l'importa-tion qui compensera la baisse de production en France. Il faut com-muniquer sur notre métier et ce que l'on garantit aux consommateurs en termes de qualité et de traçabilité et ne pas oublier les impacts environnementaux, le stockage de carbone, le bocage... Tout ce qui fonctionne avec l'élevage. Ce n'est pas en arrêtant l'élevage et en faisant de la culture que l'on réduira l'impact des produits phytosanitaires », conclut-il.

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