Agri53 03 janvier 2019 à 09h00 | Par VG avec Insee

La population départementale se stabilise en Mayenne

Le 29 décembre 2018, l’Insee a publié ses dernières analyses démographiques. La Mayenne, avec, en 2016, 307 688 habitants, voit sa population très légèrement augmenter (+ 657 individus) par rapport à 2011, alors que la région Pays de la Loire voit croître sa population de 136 519 Ligériens au cours de la même période.

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- © Insee

Si la Mayenne rassemble 8 % des résidents de la région Pays de la Loire, elle contribue seulement pour 0,5 % à l’augmentation de la population régionale. Entre 2011 et 2016 (soit avant les dernières fusions de communes dans le département, ndlr), la Mayenne gagne 657 habitants, soit une progression de la population de 0,01 % en moyenne par an. Cette stabilité démographique s’explique par un déficit migratoire tout juste comblé par un solde naturel positif et place le département au 69e rang pour le taux de croissance.

La croissance de population ralentit nettement par rapport à la période précédente : entre 2006 et 2011, elle augmentait de 0,5 % en moyenne chaque année, soit 1 606 habitants supplémentaires. Ce fort ralentissement repose à la fois sur l’apparition d’un déficit migratoire et le recul du solde naturel.

En Mayenne, la part des communes qui gagnent de la population est équivalente à celle des communes qui en perdent. Entre 2006 et 2011, une nette majorité de communes (70 %) voyait sa population augmenter. Parmi les trois communes de plus de 10 000 habitants du département, seule la population de Château-Gontier augmente (+ 117) même si sa progression a ralenti par rapport à la période précédente (+ 665).

La baisse de population s’est accentuée à Laval entre les deux périodes : – 1 351 de

2011 à 2016 contre – 390 de 2006 à 2011. À l’inverse, Mayenne perd un peu moins d’habitants (– 333) sur la période récente que cinq ans auparavant (– 516). Le dynamisme démographique reste marqué dans les communes périurbaines de la couronne de Laval. Quatre communes, dont trois de moins de 400 habitants voient leur croissance démographique dépasser les 3 % en moyenne par an entre 2011 et 2016 : La Pellerine, La Baconnière, Brains-sur-les-Marches et Saint-Germain-d’Anxure. Entre 2006 et 2011, 20 communes étaient concernées par ce niveau de rythme de croissance démographique.

En revanche, 128 des 254 communes mayennaises voient leur population diminuer entre 2011 et 2016, essentiellement aux frontières du département, alors qu’elles n’étaient que 77 précédemment. Outre Laval et Mayenne, sept communes de plus de 1 000 habitants perdent au moins 100 habitants en cinq ans : Villaines-la-Juhel (– 170), Renazé (– 148), Gorron (– 145), Saint-Denis-de-Gastines (– 114), Lassay-les-Châteaux (– 113), Pré-en-Pail-Saint-Samson (– 105) et Fougerolles-du-Plessis (– 101).

- © Insee

Et en région…

 

Pour l’Insee, la dynamique démographique des Pays de la Loire est « soutenue, mais ralentie ». Dans les Pays de la Loire, explique l’Insee, « la dynamique démographique est positive dans 66 % des communes. Cette part a nettement baissé par rapport à la période 2006-2011 où elle atteignait 81 %. L’augmentation de population est particulièrement marquée dans les grandes aires urbaines de la région et sur une bande littorale située au sud de la Loire. A contrario, la population diminue aux frontières de la région : l’extrême nord de la Loire-Atlantique, le sud-est de la Vendée, le nord de la Mayenne et l’est de la Sarthe.

Certaines grandes aires urbaines bénéficient d’une meilleure dynamique démographique que par le passé : c’est le cas des aires urbaines de Nantes, Saint-Nazaire, Ancenis, Les Sables-d’Olonne, Saumur et Angers. En volume, les gains de population des aires urbaines de Nantes, Angers et Saint-Nazaire représentent 67 % du gain régional contre 40 % précédemment. A contrario, d’autres perdent de la population entre 2011 et 2016 alors qu’elles en gagnaient encore entre 2006 et 2011 : c’est le cas des aires urbaines de Fontenay-le-Comte, Sablé-sur-Sarthe, La Ferté-Bernard et Mayenne ».

Six communes nouvelles

Depuis le 1er janvier 2019, les dernières fusions de communes sont officielles en Mayenne. Six nouvelles collectivités territoriales ont donc vu le jour. Avec 17 200 habitants, Château-Gontier-sur-Mayenne (regroupement de Château-Gontier, Azé et Saint-Fort) est devenu la 2e ville du département, derrière Laval. Ont également été constituées, les communes de :

-       La Roche-Neuville (Loigné-sur-Mayenne et Saint-Sulpice),

-       Montsûrs (Montsûrs-Saint-Cénéré, Deux-Evailles, Montourtier, et Saint-Ouën-des-Vallons),

-       Évron (Évron, Châtres-la-Forêt et Saint-Christophe-du-Luat),

-       Gennes-Longuefuye (Gennes-sur-Glaize et Longuefuye),

-       Bierné-les-Villages (Bierné, Argenton-Notre-Dame, Saint-Laurent-des-Mortiers et Saint-Michel-de-Feins).

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