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« Le collectif : c'est l’Adn des agriculteurs »

Jeudi 10 septembre 2018, à Laval, la Fdsea réunissait son conseil fédéral de rentrée. Une rentrée sous le signe du collectif avec des débats autour des atouts apportés par le syndicalisme dans la défense de la profession et pour un meilleur partage de la valeur ajoutée. A retrouver dans votre Agri53 du vendredi 14 septembre

Philippe Jéhan, président de la Fdsea (au micro)
Philippe Jéhan, président de la Fdsea (au micro)
© VG

Conseil fédéral

Jeudi dernier, la Fdsea réunissait, à Laval, une centaine de ses adhérents pour son conseil fédéral de rentrée. Au menu : des débats sur la répartition de la valeur ajoutée et sur l’avenir de la profession.

« Le collectif est un vieux truc, mais c’est l’Adn de notre profession. » Pour Stéphane Guiouillier, président de la Chambre d’agriculture, « le collectif est ce qui permet de retourner la table, de bâtir des choses qui paraissaient inaccessibles. Alors, oui, il y a des raisons d’y croire, de croire en l’attractivité de notre métier, notamment en parlant positivement de notre métier et défendant, au quotidien, ce métier moderne, technique, passionnant. » Ces mots résument les interventions des débats de la soirée. Une soirée au cours de laquelle Jérémy Decerle, président national des JA, a insisté également « sur le collectif » via « le syndicalisme et le militantisme agricoles. Mais pour réussir, il faut aussi passer par des lois et un accompagnement politique qui nous aident à gagner de la valeur ajoutée, donc de l’attractivité. » Marie-Andrée Luherne, secrétaire générale adjointe de la Fnpl, après avoir rappelé le fonctionnement des négociations en cours au sein du Cniel, a souhaité que la loi post-Ega, avec les critères voulus par la Fnsea, aboutisse. « L’agriculture doit pouvoir faire vivre en premier les agriculteurs », a-t-elle déclaré, rappelant que « le plan de filière a été signé par tous — producteurs, transformateurs, Gms — en décembre dernier. Maintenant, il faut le mettre en œuvre. »

Autre intervenante, Carole Joliff, membre de la Fnp. Cette productrice de porcs dans les Côtes-d’Armor a rappelé toute l’importance du marché au porc breton (Mpb). Si elle juge qu’il « ne reflète pas la réalité », elle estime qu’il « faut le faire évoluer avec les organisations qui tournent autour ». Car « s’il s’arrête, nous n’avons pas de plan B ». Carole Joliffa a aussi indiqué la création en cours d’une organisation de producteurs (Op) dédiée aux porcs. « On a besoin de tous. C’est un dossier qui concerne tout le monde. »

Enfin, Eric Thirouin, secrétaire général de la Fnsea, a souligné l’un des rôles du syndicat : « faire en sorte que notre revenu s’améliore ». Et d’évoquer les réponses aux demandes sociétales. « Le consommateur veut une baisse des risques et des impacts des produits phytosanitaires ? Nous, nous avons décidé d’y répondre avec le contrat de solutions : 36 solutions que nous avons sorties en juillet dernier. »

Dans la salle, les propos ont des intervenants ont été plutôt bien accueillis. Même si des doutes ont été émis, notamment sur l’adéquation entre des décisions nationales et leurs incidences locales. Mais l’enjeu de la soirée était, certes le renforcement du collectif, mais également le dialogue.

 

 

 

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