Aller au contenu principal

Kévin Launay, artisan bouché à Changé , « C’est important de travailler avec du local et privilégier le circuit court »

Kévin Launay est artisan-boucher et gère le magasin « L’Art de la viande », à Changé. En septembre, il a acheté trois vaches primées au Festival d’Évron. Pour lui, favoriser le local et la vente directe sont des points essentiels.

Kévin Launay, artisan-boucher à Changé a acheté trois bêtes primées au festival d’Évron en septembre.
Kévin Launay, artisan-boucher à Changé a acheté trois bêtes primées au festival d’Évron en septembre.
© LG

Vendredi 4 septembre, vous avez acheté trois bêtes primées au Festival d’Évron. Que cherchiez-vous en vous y rendant ? Aviez-vous pour objectif d’acheter des animaux primés ?

Kévin Launay : J’ai ouvert ma boutique à Changé en mars de cette année, c’est donc assez récent. En allant au festival d’Évron, je cherchais à créer du contact avec les agriculteurs. Je voulais me présenter en tant qu’artisan, montrer mes idées. Eh oui, je souhaitais avoir des bêtes primées dans l’objectif de me faire connaître.

Vous avez acheté le premier grand prix d’excellence en Limousine, le premier prix en Aubrac et le 2e prix Rouge des prés. Pourquoi avoir choisi ces animaux ?

K.L. : Elles avaient de beaux dos, donc j’allais avoir de bons fauxfilets et entrecôtes. Elles n’étaient pas non plus trop grasses. En plus, c’étaient de jeunes agriculteurs et je trouvais ça bien de donner un coup de pouce à des jeunes. J’ai aussi volontairement acheté trois races différentes. C’était essentiel. Je souhaitais faire connaître à mes clients les différents goûts et grains de viande des races. Je les ai aussi choisies parce qu’elles sont toutes les trois du département. Je ne veux pas de bêtes qui viennent de la Sarthe ou de la Vendée. Comme ça je peux garder contact avec les agriculteurs à qui j’ai acheté les bêtes. C’est important de travailler avec du local et de privilégier le circuit court pour moi.

Achetez-vous tous vos animaux directement auprès des éleveurs ?

K.L. : Oui, dans la majorité des cas. Par exemple, je vends de la Black Angus qui vient du Gaec du Roc, à Andouillé. Il m’arrive aussi d’acheter des animaux à l’abattoir Privileg à Laval lorsque les agriculteurs que je côtoie n’ont pas de bêtes finies ou/ et que je n’en trouve pas d’autres. Je connais quelqu’un là-bas qui sait ce que je veux. S’il a une vache du département qui peut me plaire, il me prévient.

Pourquoi est-il important pour vous de privilégier l’achat de proximité ?

K.L. : Pour la sûreté et le contact avec les agriculteurs déjà. Je sais d’où les animaux viennent. Je peux aller sur les exploitations, voir comment les exploitants prennent soin de leurs bêtes, ce qu’ils leur donnent à manger. Je souhaite principalement acquérir des vaches qui sont nourries avec des aliments produits sur la ferme. Ce qu’il y a de bien aussi c’est qu’ils peuvent venir à la boutique et vendre leur bête. C’est l’occasion de présenter leur savoir-faire dans un contexte qui n’est pas forcément évident pour eux. Et puis il y a aussi une question de prix. Si on est contents, on peut donner un peu plus. On n’est pas là à tirer les prix.

De manière générale, quel type d’animaux recherchez-vous ?

K.L. : J’achète principalement des Limousines et des génisses ou des vaches qui ont eu un ou deux veaux, pas plus. On n’est pas sur des bêtes poussées. On est sur des petites carcasses. En Limousine du coup on va être autour de 450 ou 500 kg pas plus. L’intérêt c’est qu’en tant que boucher on a un meilleur rendement, car les os ne sont pas trop gros.

Pourquoi cherchez-vous principalement de la Limousine ?

K.L. : C’est une viande qui plaît bien. Elle ne se teinte pas trop rapidement et c’est bien pour la vente. En plus de cela, j’ai réussi à trouver un label qui me permet de me différencier des autres boucheries. Il s’agit du label Blason prestige.

Pensez-vous vous rendre au Festival de la viande de Noël d’Évron le 5 décembre ? Serez-vous un acheteur potentiel ?

K.L. : Oui, je vais y aller dans le but de nouer des contacts, de me faire connaître et bien sûr d’acquérir des animaux. Les festivals sont des lieux de rencontres importants pour les agriculteurs et les professionnels.

Informations pratiques :

Adresse : L’Art de la viande, 11 rue Charles-de-Gaulle, à Changé.

Téléphone : 02 43 56 10 23

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agri53.

Les plus lus

Les légumineuses, cultures à BNI (Bas niveaux d'intrants), sont idéales en tête de rotation.
Déshyouest recherche 1 000 ha de légumineuses

La coopérative Déshyouest, qui recherche 1 000 hectares de légumineuses, propose un nouveau système de rémunération…

Le Lely Center d'Évron représente une surface de près de 3 000 m2, dont 1 400 m2 de bureaux.
À Évron, le meilleur Lely Center au monde

Fin mars, le Lely Center Évron a été récompensé du titre de meilleur Lely Center au monde parmi 200 distributeurs.

Toutes les entreprises du monde agricole sont concernées par cette réforme, quel que soit le régime d'imposition à la TVA dont ils bénéficient.
Facture électronique : quelles spécificités pour le monde agricole ?

La réforme de la facture électronique, qui tient compte des spécificités du monde agricole, approche à grands pas. Au 1er…

Sylvia Goisbault (à gauche), élue Bienvenue à la Ferme, a remis le panonceau d'agrément à Étienne Restif et Maude Laurent (au centre), en présence de Dominique Guineheux, maire de Saint-Quentin-les-Anges.
Petits fruits et laine mohair : Les Douceurs du Chêne labellisées
Gérants des Douceurs du Chêne à Saint-Quentin-les-Anges, Étienne Restif et Maude Laurent ont reçu, lundi 4 mai, les agréments "…
Installé en production laitière à Loiron-Ruillé, ainsi qu'en production porcine (engraissement), Benoît Robert a appris à réaliser lui-même ses inséminations artificielles sur ses vaches. "Ça aurait été compliqué de se lancer sans formation", concède-t-il.
Éleveur dans l'âme, Benoît a choisi d'inséminer lui-même ses vaches

Depuis environ un mois, Benoît Robert (32 ans) effectue par ses soins l'insémination de son troupeau. Pour parvenir à cette…

Exemple d'ombrière de Cuma avec panneaux photovoltaïques.
En Mayenne, treize Cuma se mettent à l'ombrière photovoltaïque

Treize Cuma mayennaises projettent de couvrir leurs matériels de panneaux photovoltaïques pour garantir le prix de l'…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 110 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Agri53
Consultez le journal Agri53 au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal Agri53