Aller au contenu principal

Il génotype ses Normandes depuis 10 ans

La coopérative Évolution fête ses 10 ans de génotypage. En Mayenne, un éleveur figure parmi les précurseurs. Vincent Gesland explique sa démarche visant à améliorer son troupeau et ses résultats économiques.

© VG

Depuis 10 ans, Évolution s’est lancé dans la recherche des gènes pour améliorer les élevages de bovins. Un des premiers « génotypeurs » est Mayennais. Vincent Gesland s’est lancé dans cette aventure en 2010. Et, avec l’un de ses veaux, né cet automne, Évolution a franchi la barre des 420 000 bovins génotypés.
Vincent Gesland s’est installé le 1er février 1990, à la ferme Montreuil, à Brecé. Passionné par les Normandes, il est à la tête d’un troupeau de 50 laitières de cette race, sur 63 ha. Sa production de lait, vendue à Sodiaal, est de 350 000 litres par an. « La Normande, c’est un choix économique », explique Vincent Gesland. « Les taux sont bons, le rendement et la réforme aussi. Puis, elle s’adapte à toutes les rations. Elle fait du lait avec rien », résume-t-il.
Au début de sa carrière, Vincent cherchait avant tout à améliorer le lait. « Aujourd’hui, c’est toujours le lait, plus les fonctionnels, à savoir la qualité du lait, les cellules, les mammites, la vitesse de traite, la reproduction… avec toujours un œil sur le TP. » C’est grâce au génotypage quasi complet de son troupeau (une seule vache, de 10 ans, n’est pas génotypée) qu’il recherche ce qu’il y a de mieux comme gènes pour son résultat économique. « Le génotypage permet de regarder tous les critères pour avoir une qualité de travail et un revenu plus intéressants. »

 

Améliorations notables

« En 7 ans, le lait produit chez Vincent Gesland a perdu 20 000 cellules et les mammites ont été divisées par deux », indique Pauline Herel, chiffres à l’appui. « Les 2/3 du troupeau sont à zéro antibiotique au tarissement, ni bouchon », détaille l’éleveur qui pratique « le tarissement à l’herbe, dehors, pendant deux mois ».
Autres comparatifs des 7 dernières années apportés par Pauline Herel, le pointage des mamelles qui a pris 0,2 pt (il est à 6,2), la musculature qui a augmenté de 0,4 pt « dans un contexte de baisse de ce critère chez la race normande », les aplombs sont passés de 5,5 à 5,9. Quant au TP, il est passé de 33,2 à 35,2. Quant à l’intervalle vêlage/vêlage, il a gagné 20 jours, passant de 410 jours à 390. « On estime le coût d’une journée à 2 € », glisse Pauline. C’est donc du gain net pour l’éleveur.
Lors de ses premiers génotypages, l’éleveur recherchait les élites. « Depuis 2 ou 3 ans, j’essaie de trouver les mauvaises pour ne pas les garder dans le troupeau. Toutes les femelles qui ne m’intéressent pas pour le troupeau laitier sont accouplées avec des taureaux de race à viande »

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agri53.

Les plus lus

Taxe foncière sur le non-bâti : dégrèvement, mode d'emploi

En réponse aux demandes successives de la FDSEA et JA, la DDFIP de la Mayenne a informé des modalités de mise en place du…

Les déplacements dans les bureaux des fermes mayennaises est une priorité du nouveau service Agri'Admin 53. Ce dernier est assuré par deux assistantes polyvalentes, Angélina Bréault (debout) et Mélina Marcadé.
« Déléguez-nous votre administratif. Concentrez-vous sur votre exploitation »

Face à la place importante prise par l'administratif dans le quotidien des exploitations, la FDSEA lance un nouveau service d…

Joël et Céline Hocdé au milieu de leurs chèvres. Les mises bas sont saisonnées et se déroulent en février.
Caprin. Le Gaec de la Chelleraie ouvre ses portes le 7 octobre

Au Bourgneuf-la-Forêt, le Gaec de la Chelleraie ouvrira ses portes le mercredi 7 octobre, de 9h30 à 12h, à l'occasion des…

Réunis lundi soir à Laval à l'occasion du Caf (Conseil de l'agriculture française), les représentants mayennais des deux coopératives : Ivan Leclerc (vice-président Terrena) et Fabrice Quelin (administrateur Terrena), Sébastien Chevalier (président région et 1er vice-président d'Agrial) et Sébastien Ballu (vice-président région et administrateur Agrial en charge de la branche Boisson).
Fusion Agrial-Terrena : dernière ligne droite
Septembre 2025, les coopératives Agrial et Terrena annonçaient leur projet de « rapprochement stratégique » pour une…
Lors de la cellule "sécheresse" tenue lundi en préfecture, la Préfète de Mayenne a annoncé l'ouverture du guichet, avec des demandes d'aide pouvant être effectuées jusqu'au 4 octobre inclus.
Le Fonds de réarmement est ouvert : jusqu'au 4 octobre pour les demandes d'aide

La région Pays de la Loire a été dotée d'une enveloppe d'un peu plus de 16,3 millions d'euros (M€), sur les 235…

claude charon
Anciens exploitants : gestion du patrimoine et transmission au menu de l'assemblée générale

La Section départementale des anciens exploitants de la FDSEA 53 organise son assemblée générale mardi 13 octobre, dès…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 110 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Agri53
Consultez le journal Agri53 au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal Agri53