Aller au contenu principal

Fermes ouvertes : un bon cru 2019 !

Avec près de 13 000 visiteurs, l’édition 2019 des Fermes ouvertes de la Chambre d’agriculture de la Mayenne a rempli ses objectifs : partager les savoir-faire et le faire savoir !

L’inauguration des Fermes ouvertes 2019 s’est tenue vendredi midi au siège de la SCL de Montigné à Entrammes. Christine Verleur, associée avec son mari Jürgen, son frère Joël Belloir et Pascal Réauté, a expliqué l’évolution de l’exploitation et le souhait des 4 associés de transmettre l’activité à des jeunes d’ici quelques années.
L’inauguration des Fermes ouvertes 2019 s’est tenue vendredi midi au siège de la SCL de Montigné à Entrammes. Christine Verleur, associée avec son mari Jürgen, son frère Joël Belloir et Pascal Réauté, a expliqué l’évolution de l’exploitation et le souhait des 4 associés de transmettre l’activité à des jeunes d’ici quelques années.
© Vincent Gross

12 797 visiteurs. Une nouvelle fois, on peut dire que les Fermes ouvertes ont remporté un franc succès. Certes, il y a deux ans, plus de 15 000 personnes s’étaient déplacées, mais dans 24 fermes, contre 20 pour cette édition 2019. Dans le détail, la première salve, dans le nord Mayenne, avec une météo favorable aux semis de blé, a attiré 6 839 personnes. « On espère faire aussi bien aujourd’hui », lançait Bruno Rouland, vice-président de la Chambre d’agriculteur et coordonnateur de l’événement, lors de l’inauguration, vendredi midi à Entrammes. Pas tout à fait puisque les dix fermes ouvertes du sud Mayenne ont accueilli 5 958 visiteurs, sous une pluie quasi continue. « On a toujours un peu moins de visiteurs dans le Sud que dans le Nord », glisse Hélène Juin, responsable de la communication à la Chambre d’agriculture.

Positiver sur le métier


Au-delà des chiffres, ce qui prime c’est que ces deux journées ont permis aux agriculteurs « d’aller voir comment ces exploitations qui ont accepté de s’ouvrir améliorent leurs techniques, qu’elles soient économiques, environnementales ou sociales », comme l’a souligné Bruno Rouland. Et d’ajouter : « Aujourd’hui, on demande beaucoup aux agriculteurs. On leur demande de répondre aux demandes sociétales, ce qui est parfois compliqué. L’idée est donc d’aller voir sur les exploitations comment chacun met en oeuvre ses pratiques. L’idée est aussi de positiver sur le métier, même si ce n’est pas toujours facile aujourd’hui avec tout ce que l’on peut entendre et avec la conjoncture. Mais il y a des choses qui marchent et il faut les mettre en avant ».

Bien vivre ensemble


Pour le président de la Chambre, Stéphane Guioullier, ces fermes ouvertes sont l’occasion de « faire la promotion de notre métier et des agriculteurs en général. L’idée n’est pas de présenter des modèles ou des musées. Nous ne sommes pas dans le passé ni dans le tape-à-l’oeil. Nous sommes dans les exploitations d’aujourd’hui, avec des agriculteurs d’aujourd’hui. C’est cela qui nous importe ». Aussi, dans une période où le monde agricole est, à tort, pointé du doigt, « les fermes ouvertes montrent que, au-delà des extrêmes, des extrémistes et des paroles qui peuvent être dites, la réalité du terrain est tout autre, estime le président Guioullier. Cette réalité du terrain, poursuit-il, c’est celle de gens qui essaient de vivre dans leur milieu et qui essaient de
bien vivre ensemble : les agriculteurs entre eux, mais aussi avec leurs voisins, avec leurs riverains. » Une allusion non voilée à la Charte desriverains qui est en cours d’élaboration
« en Pays de la Loire et en Mayenne ». L’inauguration a été aussi l’occasion, pour le président de la Chambre d’agriculture, de marquer l’appartenance des agriculteurs aux territoires et leur implication dans la vie quotidienne de ces territoires. « Dans nos campagnes, il fait bon vivre ensemble… Nous sommes loin des grands messages et des grandes injonctions parisiennes. Nous, nous sommes sur le terrain. Et si nous pouvons encore travailler pour améliorer ce bien-vivre ensemble… C’est aussi un de nos objectifs. » Affaire à suivre avant le prochain rendez-vous des Fermes ouvertes qui, lui, devrait avoir lieu en 2021.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agri53.

Les plus lus

Les légumineuses, cultures à BNI (Bas niveaux d'intrants), sont idéales en tête de rotation.
Déshyouest recherche 1 000 ha de légumineuses

La coopérative Déshyouest, qui recherche 1 000 hectares de légumineuses, propose un nouveau système de rémunération…

Le Lely Center d'Évron représente une surface de près de 3 000 m2, dont 1 400 m2 de bureaux.
À Évron, le meilleur Lely Center au monde

Fin mars, le Lely Center Évron a été récompensé du titre de meilleur Lely Center au monde parmi 200 distributeurs.

Toutes les entreprises du monde agricole sont concernées par cette réforme, quel que soit le régime d'imposition à la TVA dont ils bénéficient.
Facture électronique : quelles spécificités pour le monde agricole ?

La réforme de la facture électronique, qui tient compte des spécificités du monde agricole, approche à grands pas. Au 1er…

Sylvia Goisbault (à gauche), élue Bienvenue à la Ferme, a remis le panonceau d'agrément à Étienne Restif et Maude Laurent (au centre), en présence de Dominique Guineheux, maire de Saint-Quentin-les-Anges.
Petits fruits et laine mohair : Les Douceurs du Chêne labellisées
Gérants des Douceurs du Chêne à Saint-Quentin-les-Anges, Étienne Restif et Maude Laurent ont reçu, lundi 4 mai, les agréments "…
Florent Renaudier
« Présenter le travail de l'expérimentation aux agriculteurs »

La Chambre d'agriculture organise une rencontre technique, jeudi 21 mai, sur la plateforme expérimentale de Saint-Fort,…

Installé en production laitière à Loiron-Ruillé, ainsi qu'en production porcine (engraissement), Benoît Robert a appris à réaliser lui-même ses inséminations artificielles sur ses vaches. "Ça aurait été compliqué de se lancer sans formation", concède-t-il.
Éleveur dans l'âme, Benoît a choisi d'inséminer lui-même ses vaches

Depuis environ un mois, Benoît Robert (32 ans) effectue par ses soins l'insémination de son troupeau. Pour parvenir à cette…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 110 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Agri53
Consultez le journal Agri53 au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal Agri53