Agri53 03 janvier 2019 à 09h00 | Par V.G. avec Agrafil

Étiquetage : le dispositif reconduit

L'Europe a autorisé la France à prolonger le dispositif d'étiquetage obligatoire de l'origine de la viande et du lait dans les denrées alimentaires. « Une victoire syndicale » pour la Fdsea de la Mayenne.

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- © Réussir

La France a été autorisée à poursuivre l'étiquetage de l'origine de la viande et du lait dans les denrées alimentaires jusqu'au 31 mars 2020, a indiqué, le 26 décembre 2018, le ministère de l'Agriculture. Un décret, publié le même jour au JO, proroge le dispositif, en place depuis le 1er janvier 2017, qui rend « obligatoire l'indication de l'origine du lait ainsi que du lait et des viandes utilisés en tant qu'ingrédients dans les denrées alimentaires préemballées ». Le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, appelle, dans le communiqué, à « un débat plus large sur cette question » qu'il va « porter au niveau européen ».

Adopté en mai par la Commission, mais jugé « trop flexible et vague » par le Copa-Cogeca, un règlement d'exécution, applicable le 1er avril 2020, fixe les modalités de l'étiquetage de l'origine de l'ingrédient principal d'un produit alimentaire lorsqu'elle est différente de celle indiquée pour ce produit. Mi-octobre, la Fnsea et la Coldiretti italienne avaient lancé une initiative citoyenne européenne en faveur de l'étiquetage de l'origine des produits agricoles. Fin septembre, Bruxelles avait enregistré une autre initiative intitulée « Eat original ! Unmask your food » (pour : « Manger original ! Démasquez votre nourriture », ndlr). Si, en l'espace d'un an, une telle initiative européenne recueille un million de déclarations de soutien, provenant d'au moins sept États membres différents, la Commission disposera d'un délai de trois mois pour réagir.

Pour Philippe Jehan, président de la Fdsea de la Mayenne, cette reconduction est une « énorme victoire syndicale de la Fnsea ». Il estime cependant que « ce dispositif incontournable afin de rassurer le consommateur aurait dû être conforté par les États généraux de l'Alimentation ». Il invite donc les « interprofessions à s'entendre pour faire plier les Gms ».

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