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Désherbage des céréales et emploi du Prosulfocarbe

Cet herbicide d’automne n’est plus utilisable à proximité de cultures fruitières, maraîchères et médicinales.

Photo d'illustration
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© VG

Le jeudi 4 octobre 2018, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a modifié les conditions d’emploi des herbicides contenant du Prosulfocarbe. Sont concernés les produits Defi, Auros, Filon Ev, Minarix, Spow, Defi Major, Spow Major, Daiko, Datamar, Roxy 800 Ec, Boiler 800 Ec, Fidox 800 Ec.
Des détections de Prosulfocarbe sur des cultures pour lesquelles cette substance active n’est pas autorisée sont à l’origine de cette décision. Elles sont apparues sur des fruits, légumes, plantes aromatiques et médicinales avoisinant des parcelles désherbées à l’aide du prosulfocarbe, rendant les récoltes impropres à la commercialisation.
Nouvelles règles
Afin d’éviter tout nouveau transfert hors des parcelles, les règles suivantes sont à respecter. Premièrement, utiliser dans tous les cas de buses antidérives homologuées. Celles-ci permettent de réduire significativement le risque, sans perte d’efficacité pour ce produit. Deuxièmement, prendre en compte l’environnement des parcelles et la présence de cultures non cibles. En clair : si des cultures non-cibles sont présentes à moins de 500 m de la parcelle traitée, le produit ne doit pas être appliqué avant la récolte de ces cultures. Si des cultures noncibles sont présentes à plus de 500 m et à moins de 1 km de la parcelle traitée : ne pas appliquer le produit avant la récolte de ces cultures ou, en cas d’impossibilité, appliquer le produit le matin avant 9 heures ou le soir après 18 heures (température faible et hygrométrie élevée). Les cultures dites « non cibles » sont les suivantes : pommes, poires ; mâche, épinard, cresson des fontaines, roquette, jeunes pousses ; cerfeuil, coriandre, livèche, menthe, persil, thym ; artichaut, bardane, cardon, chicorée, mélisse, piloselle, radis noir, sauge officinale.
Cette décision intervient tardivement, alors que les semis de céréales commencent dans la région. Mais le respect de ces conditions d’emploi est primordial. En cas de détection sur des cultures voisines des parcelles de céréales, les produits (fruits, légumes, Ppam) pourraient être non commercialisables, et la responsabilité de l’agriculteur serait alors engagée.
Les agriculteurs concernés sont invités à contacter un technicien pour trouver la solution la plus adaptée : décalage du désherbage après la récolte des cultures voisines, ou choix d’un autre anti-graminées à base de Flufénacet, Pendiméthaline ou Chlortoluron (sur variétés de blé tolérantes).

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