Agri53 17 octobre 2019 à 10h00 | Par David Laisney

Comparatif : des tracteurs de cour à la carte

Les tracteurs de cour sont proposés avec des finitions offrant de nombreuses combinaisons. Leur niveau d’équipement peut ainsi être défini en fonction des tâches à réaliser, généralement bien différentes d’une exploitation à l’autre.

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La sélection d’un circuit hydraulique performant rend les travaux au chargeur frontal plus efficaces. (© Michel Portier) Le toit vitré ou le pare-brise panoramique sont quasi incontournables pour les travaux de manutention. © L. Vimond Les modèles les plus sophistiqués profitent d’équipements haut de gamme, à l’instar du pont avant suspendu et de la transmission à variation continue. © M. Portier Les tracteurs à deux roues motrices restent commercialisés par un petit nombre de constructeurs. © Claas

L’offre en tracteurs compacts développant de 80 à 120 chevaux est particulièrement large pour satisfaire aux différentes exigences des exploitants. Certains engins restent, par exemple, attelés en permanence à la remorque mélangeuse. D’autres sortent des bâtiments pour effectuer la fenaison, voire participer aux travaux de culture en réalisant les semis et les opérations de pulvérisation. Les plus simples se contentent ainsi d’une boîte mécanique et même, dans certains cas, d’un unique arceau de sécurité. Les plus perfectionnés se voient, eux, pourvus de technologies souvent éprouvées sur les gammes plus puissantes. La plupart des constructeurs proposent des modèles à la carte que l’acquéreur personnalise en choisissant, par exemple, entre quatre finitions de cabine, trois versions de circuit hydraulique, trois à quatre types de transmission, deux capacités de relevage arrière…
Peu courants, les modèles dépouillés à deux roues motrices, encore au catalogue de quelques marques, ont pourtant leur place dans les exploitations où ils évoluent exclusivement sur les aires bétonnées des bâtiments d’élevage. À l’opposé, les variantes haut de gamme à quatre roues motrices assurent différentes tâches et épaulent parfois le tracteur de tête. Dans ce cas, une transmission performante, de type semi-powershift ou à variation continue, un pont avant suspendu et bien sûr la climatisation semblent de rigueur pour davantage de confort. La customisation peut être relativement poussée avec, par exemple, le montage d’un relevage avant avec prise de force pour accrocher une faucheuse frontale ou un outil de travail du sol. Elle va jusqu’à l’adaptation de solutions d’assistance à la conduite, telles que les systèmes de guidage bien utiles pour la fertilisation et la pulvérisation.

Des commandes ergonomiques

Qu’ils soient basiques ou perfectionnés, les tracteurs de cour fonctionnent tous les jours dans les exploitations d’élevage et réalisent souvent aux alentours de 1 000 heures par an, voire davantage. Par conséquent, la bonne ergonomie des commandes et la facilité d’accès à bord s’avèrent importantes. La disposition des marchepieds et l’angle d’ouverture des portes doivent, par exemple, être bien étudiés pour garantir des montées et descentes du poste de conduite en toute sécurité. La cabine doit généralement concilier faible hauteur et visibilité pour travailler aisément dans les bâtiments et endroits exigus. La présence d’un toit vitré ou d’un pare-brise panoramique se révèle quasi incontournable avec un chargeur frontal. Un jeu de phares de travail puissants vient parfaire la dotation en facilitant les travaux nocturnes. Avec un chargeur frontal, le dimensionnement du circuit hydraulique est également important, car il conditionne la réactivité des manœuvres. Les différences de comportement peuvent en effet clairement se ressentir avec des débits d’huile débutant à 60 l/min et passant allégrement, chez certains constructeurs, le cap des 100 l/min. D’ailleurs, l’accès à un circuit hydraulique performant n’impose pas forcément d’opter pour la solution à centre fermé load sensing, car le dispositif de couplage des pompes à engrenage, disponible sur certains modèles, garantit de bons résultats et s’avère plus économique.

L’extension de garantie intéressante

Le choix d’une marque repose souvent sur sa notoriété, mais aussi sur la proximité et le niveau des prestations fournies par le concessionnaire. Le rapport qualité-prix joue également un rôle important lors de l’investissement, car les différences sont, à équipements comparables, parfois notables entre les constructeurs. Mais un autre critère qui fait mouche est la garantie. Certains tractoristes se distinguent, par exemple, en doublant, voire triplant d’office la durée légale d’un an ou en commercialisation des extensions de garantie. Ces offres s’avèrent particulièrement intéressantes, car elles permettent, les premières années d’utilisation, d’estimer avec précision le coût de revient. En effet, durant la période de garantie, les charges se limitent aux révisions, au carburant, à l’assurance et à l’usure des pneumatiques. Il est ensuite fréquent que l’approche de l’échéance finale déclenche le renouvellement du tracteur.

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