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Brumisation et ventilation : les indispensables

Didier Lambert est éleveur de vaches laitières et de volailles à Saint-Denis-de-Gastines. Afin d’éviter les coups de chaleur dans ses bâtiments de dindes, l’agriculteur a installé des systèmes de brumisation et de ventilation. Équipements qu’il juge essentiels.

Les trappes s’ouvrent pour aspirer l’air. Les ventilateurs permettent d’extraire l’air du bâtiment.
Les trappes s’ouvrent pour aspirer l’air. Les ventilateurs permettent d’extraire l’air du bâtiment.
© LG

Depuis deux semaines, le mercure s’emballe. Les jours de fortes chaleurs sont difficiles à supporter pour les animaux, notamment en élevage hors-sol. Les volailles sont particulièrement sensibles à ce phénomène. Didier Lambert, agriculteur à SaintDenis-de-Gastines, nous explique ses solutions pour limiter les coups de chaleur.

Bien s’équiper

Didier Lambert a équipé ses deux bâtiments, de 1 400 et 1 800 m2 , de ventilateurs dynamiques. « Des trappes s’ouvrent pour aspirer l’air et des ventilateurs permettent de l’extraire du bâtiment. » Grâce à ce système, il est possible d’adapter la dépression du poulailler. « Plus on l’augmente, plus on accélère la vitesse de l’air. S’il fait très chaud, mais qu’il y a du vent, les dindes sont tout de suite mieux. » Généralement, l’agriculteur évite d’accroître la vitesse de l’air au-delà des 30 pascals.

En plus de la ventilation, Didier Lambert a également installé un système de brumisation. Celle-ci se déclenche automatiquement en fonction de la température. Cependant, il faut être vigilant et ne pas la démarrer trop rapidement. « S’il y a trop d’hygrométrie dans le bâtiment, ça fait un climat tropical, chaud et humide. Les dindes ne sont pas bien du tout. Normalement au-dessus de 60 % d’humidité, elle s’arrête. »

Pour l’agriculteur « être équipé de brume et ventilation dynamiques est indispensable pour contrer les coups de chaleur ». Il l’affirme : « depuis que j’ai ce système, je n’ai pas eu d’étouffement ».

Adapter son travail

Didier Lambert adapte également son travail à la météo. « Les techniciens en élevage recommandent de ne pas distribuer d’aliments dans la journée. Selon les températures, je les arrête plus ou moins tôt. Quand elles baissent le soir, je remets tout en marche. » L’éleveur distribue aussi du K-cell et de la vitamine C. Enfin, Didier Lambert évite de se rendre dans les bâtiments lorsque les températures sont au plus fort afin de ne pas déranger ses dindes. « Je vais juste dans les sas pour surveiller la température. » L’agriculteur adapte ces méthodes à l’âge de ses volailles. « Si on a des poussins et qu’il fait 32 °C, on ne va pas tenter de rafraîchir les bâtiments parce qu’il doit y faire entre 34 et 36 °C. Quand ils arrivent à une cinquantaine de jours, on commence à faire plus attention et à éventuellement mettre en place ces systèmes.

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