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Bœuf fermier du Maine : des volumes à la hausse

Lundi 11 mars 2019, à Évron, Bœuf fermier du Maine a dressé un bilan plutôt positif de l’année 2018 avec un développement qui devrait se poursuivre en 2019.

Mickaël Croiseau, président de Bœuf fermier du Maine.
Mickaël Croiseau, président de Bœuf fermier du Maine.
© VG

 

 

 

 

« Dans un contexte économique difficile, le Bfm a su augmenter ses volumes pour arriver à un développement de 6 % en 2018 », s’est réjoui le président de Bœuf fermier du Maine, Mickaël Croiseau, dans son rapport moral, lundi soir, à Évron. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : sur les 3007 animaux abattus en 2018, 2911 ont été labellisés, soit 144 labellisés de plus qu’en 2017. Dans le détail : 1544 femelles âgées de 30 à 52 mois (poids moyen 513 kg), 1296 vaches (jusqu’à 108 mois et poids moyen 484 kg) et 71 bœufs (jusqu’à 48 mois et poids moyen 576 kg). Si le nombre de femelles a crû de 12 % par rapport à 2017, les bœufs abattus et labellisés ont chuté de 21 % (soit 18 unités en moins). « C’est un bon bilan par rapport au contexte de la viande bovine », a jugé le président de Bfm.

Géographiquement, c’est toujours la Sarthe qui tient le haut du pavé avec 1289 animaux labellisés l’an dernier, soit 125 de plus qu’en 2017. L’Orne est en 2e place avec 624 animaux (+ 7 par rapport à 2017). La Mayenne, avec 457 animaux voit son apport baisser de 68 têtes. « La Mayenne est pourtant un département porteur de Bfm », a commenté Mickaël Croiseau. Le département mayennais est en effet à la 2e place en nombre d’éleveurs (62), loin derrière la Sarthe (126 éleveurs) et talonné par l’Orne (52 éleveurs). À noter aussi la 4e place du Maine-et-Loire, à la fois en nombre d’animaux labellisés en 2018 (204) et en nombre d’éleveurs (21). Quant aux points de vente, 34 sont en région Ile-de-France, 21 en Sarthe, et seulement 5 en Mayenne. Une discussion, avec la salle, a d’ailleurs soulevé cette question du peu de points de vente en Mayenne, comme dans l’Orne voisine d’ailleurs (1 seul point de vente). Des actions sont sans doute à mener pour améliorer la commercialisation dans ces deux départements producteurs. Mais « il faut aussi aller où sont les consommateurs », a estimé Joël Balandreau, maire d’Évron et conseiller départemental. Il a notamment rappelé que le Conseil départemental dispose de l’Espace M, dans la tour Montparnasse. Un espace qui peut servir de base pour communiquer sur la viande mayennaise. L’élu a d’ailleurs proposé que soit diffusé, depuis cet Espace M, le prochain Festival de la viande d’Évron.

Les prix payés aux producteurs ont été aussi au cœur des discussions. Un éleveur de l’OP Agrial — elle représente 1393 animaux labellisés en 2018, soit près de la moitié des labels attribués — a interrogé l’équipe Bfm sur le fait que les génisses charolaises sont, selon lui, « systématiquement payées entre 15 et 20 centimes de moins que la grille FranceAgriMer », pourtant référente en la matière. Un constat qui serait dû au marché du haché. Pour Mickaël Croiseau : « on peut toujours quitter l’OP Agrial et devenir indépendant ». C’est d’ailleurs ce qu’il a fait…

Le haché, qui a fait parler de lui, est cependant en pleine expansion : + 20 % en 2018, avec 1237 animaux « valorisés » en haché sous les marques « Bœuf sélection des éleveurs du Maine » label rouge, ou « L’Absolu » avec Socopa. Le haché participe bien au développement de Bfm. Un développement « dû au dynamisme de l’ensemble de la filière : l’équipe Bfm, abatteurs, transformateurs, bouchers, restaurateurs, grandes surfaces, restaurants d’entreprises et collectivités. Tout au long de l’année, aussi bien sur la région du Maine que sur la région parisienne » a poursuivi Mickaël Croiseau, soulignant que « le Bfm est engagé depuis plus de 30 ans dans une agriculture de proximité, saine, respectueuse de l’environnement et du bien-être animal. Le tout reconnu par le Label rouge, l’indication géographique protégée et Bleu Blanc Cœur avec des aliments sans Ogm ».

Pour 2019, Bfm va continuer sa présence dans différentes manifestations, essentiellement en Sarthe, mais aussi au Festival d’Évron, afin de communiquer sur le Label rouge grâce à sa remorque food truck. « Le Bfm est aussi prêt à se moderniser », pour réponde au « consommateur, avide de transparence et de découvertes » et qui « attend de nouveaux produits » a conclu le président de Bfm.

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